🌿 Contexte
Le chapitre 16 du Lévitique décrit le rituel du Yom Kippour,
jour où le Grand Prêtre (*Kohen Gadol*) entre dans le Kodesh haKodashim (Saint des Saints)
pour intercéder en faveur du peuple tout entier.
C’est le seul jour de l’année où il pénètre cet espace sacré, enveloppé de nuées d’encens,
après s’être purifié et avoir changé plusieurs fois de vêtements.
📖 Texte source : Vayikra (Lévitique 16:3–5, 7–10)
Translittération séfarade standard.
בְּזֹאת יָבֹא אַהֲרֹן אֶל־הַקֹּדֶשׁ בְּפַר בֶּן־בָּקָר לְחַטָּאת וְאַיִל לְעֹלָה׃
וּמֵאֵת עֲדַת בְּנֵי־יִשְׂרָאֵל יִקַּח שְׁנֵי־שְׂעִירֵי עִזִּים לְחַטָּאת וְאַיִל אֶחָד לְעֹלָה׃
Be-zot yavo Aharon el-haKodesh be-par ben-bakar lehatat ve-ayil leolah.
Ume’et adat Bnei Yisrael yikkah shnei se’irei izzim lehatat ve-ayil ehad leolah.
« C’est ainsi qu’Aaron entrera dans le Saint : avec un taureau pour le sacrifice expiatoire
et un bélier pour l’holocauste.
Il prendra de la communauté d’Israël deux boucs pour l’expiation et un bélier pour l’holocauste. »
וְלָקַח אֶת־שְׁנֵי הַשְּׂעִירִם וְהֶעֱמִיד אֹתָם לִפְנֵי ה׳ פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד׃
וְנָתַן אַהֲרֹן עַל־שְׁנֵי הַשְּׂעִירִם גּוֹרָלוֹת גּוֹרָל אֶחָד לַה׳ וְגוֹרָל אֶחָד לַעֲזָאזֵל׃
Velakah et shnei ha-se’irim vehe’emid otam lifnei Adonaï petah ohel moed.
Venatan Aharon al shnei ha-se’irim goralot — goral ehad la-Adonaï, ve-goral ehad la-Azazel.
« Aaron prendra les deux boucs et les placera devant l’Éternel, à l’entrée de la Tente d’Assignation.
Il jettera le sort sur les deux boucs : un sort pour l’Éternel, et un sort pour Azazel. »
🕎 Symbolique des deux boucs
Les deux boucs sont identiques en apparence, mais leur destin diverge :
l’un est offert à Dieu, l’autre est envoyé dans le désert.
« Le bouc pour Azazel emporte les fautes du peuple vers un lieu aride et sans vie :
c’est l’image du mal séparé de la communauté. »
— *Talmud, Yoma 67b*
Ce rituel enseigne que le pardon n’est pas une négation du mal, mais une **transformation** :
on reconnaît la faute, puis on la rejette hors du camp pour revenir à la pureté.
🕊️ Perspective contemporaine
Dans le judaïsme actuel, sans Temple ni sacrifices, Yom Kippour reste un jour d’introspection et de réparation.
La prière, la confession (*Vidouy*), le jeûne et le pardon envers autrui remplacent les offrandes.
Le message essentiel demeure : le pardon purifie l’âme et la communauté.
Ce n’est pas le sang, mais le cœur contrit qui ouvre la voie de la réconciliation.
Le Grand Prêtre portait sur son front la plaque d’or gravée « קֹדֶשׁ לַה׳ » (*Sainteté à l’Éternel*) :
aujourd’hui, chacun est appelé à porter cette sainteté dans sa conscience.
❓ Questions (type examen)
- Que signifie le mot Kippour ?
- Quels animaux sont utilisés dans le rituel du Grand Prêtre ?
- Quelle est la différence entre le bouc pour Dieu et le bouc pour Azazel ?
- Que symbolise l’entrée du Cohen Gadol dans le Saint des Saints ?
- Comment Yom Kippour est-il célébré aujourd’hui ?
✨ Réponses / Sources
- Kippour vient de « kapara » — couvrir, effacer : c’est le jour de l’expiation.
- Un taureau, un bélier, et deux boucs servent à la purification collective.
- Le bouc pour Dieu symbolise le pardon ; celui pour Azazel représente la mise à l’écart du mal.
- L’entrée du Grand Prêtre incarne la rencontre entre le divin et l’humain, au centre du sanctuaire.
- Aujourd’hui, Yom Kippour se vit par la prière, le jeûne et la réparation morale.
👉 Le service de Yom Kippour enseigne que la purification la plus haute vient du pardon partagé.
Le mal n’est pas nié, mais transformé par la conscience, la prière et la compassion.
🧠 Révision flash
- Q : Que signifie Kippour ? → R : Expiation, purification.
- Q : Que symbolisent les deux boucs ? → R : Le choix entre le pardon et la séparation du mal.
- Q : Que remplace aujourd’hui le rituel du Temple ? → R : La prière, le jeûne, le pardon mutuel.
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