🌿 Contexte
Après les lois des sacrifices, la Torah aborde un autre aspect fondamental de la sainteté :
la pureté alimentaire.
Les lois de la taharat haMaakhalot visent à sanctifier la vie quotidienne
jusque dans l’acte de se nourrir. Manger devient ainsi une manière d’honorer le Créateur.
📖 Texte source : Vayikra (Lévitique 11:1–3)
Translittération selon la prononciation séfarade standard.
וַיְדַבֵּר ה׳ אֶל־מֹשֶׁה וְאֶל־אַהֲרֹן לֵאמֹר אֲלֵהֶם׃
Vayedaber HaShem el-Moshe ve-el Aharon lemor alehem.
« L’Éternel parla à Moïse et à Aaron, en leur disant : »
דַּבְּרוּ אֶל־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל לֵאמֹר זֹאת הַחַיָּה אֲשֶׁר תֹּאכְלוּ מִכָּל הַבְּהֵמָה אֲשֶׁר עַל־הָאָרֶץ׃
Dabrou el-Bene Yisrael lemor: zot ha-ḥayah asher tokhelu mikol ha-behemah asher al ha-aretz.
« Parlez aux enfants d’Israël et dites : Voici les animaux que vous pouvez manger parmi ceux qui vivent sur la terre. »
כֹּל מַפְרֶסֶת פַּרְסָה וְשֹׁסַעַת שֶׁסַע פְּרָסוֹת מַעֲלַת גֵּרָה בַּבְּהֵמָה אֹתָהּ תֹּאכֵלוּ׃
Kol mafre-set parsah ve-shosa’at shesa par-sot, ma’alat gera bab-hemah, otah tokhelu.
« Vous mangerez tout animal qui a le sabot fendu et qui rumine. »
📜 Note historique : de la Torah à la cacherout rabbinique
Les Hakhmim (sages) ont prolongé ces lois bibliques dans la halakha (loi rabbinique) :
- She’hita (abattage rituel) : méthode précise pour minimiser la souffrance animale.
- Bassar ve’halav : interdiction de mélanger la viande et le lait (Exode 23:19).
- Hashgaha (surveillance rabbinique) : garantie de conformité des aliments.
- Kasherout symbolique : discipline de l’esprit autant que du corps — manger devient un acte de sainteté.
Ainsi, la cacherout n’est pas qu’un système diététique :
c’est une éthique spirituelle qui élève l’homme par la maîtrise de ses désirs.
👉 La cacherout transforme le quotidien en sanctuaire.
Se nourrir devient un acte de foi et de conscience.