Dans le désert, le peuple d’Israël a appris à dépendre chaque jour de la manne, nourriture céleste donnée par Dieu. Moïse rappelle ici que cette épreuve de dépendance n’avait pas pour but d’humilier, mais d’éduquer : apprendre la confiance, la reconnaissance et la mesure. Chaque portion était suffisante — ni plus, ni moins.
וַיַּאכִלְךָ אֶת־הַמָּן אֲשֶׁר לֹא־יָדַעְתָּ וְלֹא יָדְעוּן אֲבֹתֶיךָ
לְמַעַן הוֹדִיעֲךָ כִּי לֹא עַל־הַלֶּחֶם לְבַדּוֹ יִחְיֶה הָאָדָם
כִּי עַל־כָּל־מוֹצָא־פִי ה' יִחְיֶה הָאָדָם׃
Vaya’akhilkha et ha-man asher lo yadata velo yad’ou avotekha, lema’an hodi’akha ki lo al ha-lekhem levado yihye ha-adam, ki al kol motza fi Adonai yihye ha-adam.
« Il t’a nourri de la manne que tu ne connaissais pas, pour t’enseigner que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel. »
La manne symbolise la pédagogie divine : Dieu n’impose pas la foi, Il l’éduque par l’expérience quotidienne. Chaque matin, Israël découvre que la vie ne dépend pas seulement des ressources matérielles, mais d’une parole, d’un sens, d’une orientation spirituelle. C’est le fondement de la gratitude biblique : reconnaître que tout vient d’en haut.