Moïse met en garde le peuple contre ceux qui prétendent parler au nom de Dieu sans y être appelés. Le vrai prophète n’est pas celui qui impressionne, mais celui dont la parole s’accomplit et demeure fidèle à la Torah. Le peuple doit apprendre à discerner entre **la voix authentique** et **la fausse inspiration**.
וְהַנָּבִיא אֲשֶׁר יָזִיד לְדַבֵּר דָּבָר בִּשְׁמִי
אֵת אֲשֶׁר לֹא צִוִּיתִיו לְדַבֵּר
וַאֲשֶׁר יְדַבֵּר בְּשֵׁם אֱלֹהִים אֲחֵרִים – וּמֵת הַנָּבִיא הַהוּא׃
Ve-hanavi asher yazid ledaber davar bishmi, et asher lo tsivitiv ledaber, va-asher yedaber beshem elohim aḥerim – umet hanavi hahu.
« Le prophète qui osera dire en mon Nom ce que je ne lui ai pas ordonné, ou qui parlera au nom d’autres dieux — ce prophète-là mourra. »
La Torah met ici en lumière un danger universel : celui de la parole détournée. Parler au nom de Dieu sans mandat, c’est déformer la vérité même. Le prophète authentique ne cherche ni gloire ni pouvoir ; il transmet ce qu’il reçoit, avec humilité et fidélité.
Dans le judaïsme, la prophétie est un service, pas un statut. Le faux prophète flatte l’ego ; le vrai, lui, dérange les consciences. Comme l’enseignent les Sages : “Un prophète se reconnaît à sa douleur et non à sa popularité.”