Alors qu’Israël s’apprête à s’établir sur sa terre, Moïse anticipe une demande du peuple : “Nous voulons un roi comme les autres nations.” La Torah accepte cette demande, mais en fixe les **limites strictes** : le roi n’est pas au-dessus de la loi, il en est le premier serviteur.
Il ne doit pas accumuler chevaux, femmes ou richesses, ni détourner le cœur du peuple. Son pouvoir doit être fondé sur l’humilité et la fidélité à la Torah.
וְהָיָה כְּשִׁבְתּוֹ עַל־כִּסֵּא מַמְלַכְתּוֹ
וְכָתַב לוֹ אֶת־מִשְׁנֵה הַתּוֹרָה הַזֹּאת עַל־סֵפֶר
מִלִּפְנֵי הַכֹּהֲנִים הַלְוִיִּם׃
Ve-haya keshivto al kise mamlakhto, ve-katav lo et mishneh haTorah hazot al sefer, milifnei haKohanim haLeviim.
« Quand il siégera sur le trône de son royaume, il écrira pour lui une copie de cette Torah, sous les yeux des prêtres lévites. »
La Torah ne rejette pas la royauté, mais la **transforme** : le roi doit être le gardien de la loi, non son maître. Il est soumis à la même exigence que tout citoyen : l’étude, la droiture et la crainte de Dieu.
Cette vision fait du pouvoir un **service sacré**. Le roi qui lit la Torah chaque jour apprend que sa grandeur ne vient pas de la domination, mais de l’obéissance.
Le verset final conclut : “Afin qu’il prolonge ses jours sur son royaume” — car seule une autorité juste est durable.