Après quarante ans dans le désert, Israël s’apprête à entrer dans la Terre promise. Moïse insiste sur la nécessité d’unifier le culte autour d’un lieu choisi par Dieu : le Makom asher yivchar Hachem — “le lieu que l’Éternel choisira”. Cette centralisation vise à préserver la pureté du culte et à éloigner le peuple des pratiques idolâtres des nations voisines.
כִּי אִם־אֶל־הַמָּקוֹם אֲשֶׁר־יִבְחַר ה' אֱלֹהֵיכֶם מִכָּל־שִׁבְטֵיכֶם
לָשׂוּם אֶת־שְׁמוֹ שָׁם לְשִׁכְנוֹ תִדְרְשׁוּ וּבָאתָ שָׁמָּה׃
Ki im el hamakom asher yivchar Adonai Elohekhem mikol shivtekhem, lasum et shemo sham leshikhno tidreshu uva’ta shamah.
« C’est seulement vers le lieu que l’Éternel votre Dieu choisira parmi vos tribus, pour y placer Son Nom et y faire résider Sa présence, que vous viendrez. »
Le “lieu choisi” n’est pas d’abord une localisation géographique, mais une idée spirituelle : un espace où la présence divine se manifeste par l’unité et la fidélité. Jérusalem deviendra ce symbole, mais le texte ouvre surtout une réflexion sur le **centre intérieur** de la foi : chaque cœur peut devenir un sanctuaire quand il se tourne vers Dieu dans vérité et respect.
Le message universel de ce passage est clair : la foi se structure autour d’un axe, non pour exclure, mais pour concentrer la conscience sur l’Essentiel.